Asie-centrale.com

Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan

Accueil > Culture > Décès de l’écrivain kirghiz Tchinghiz Aïtmatov

Décès de l’écrivain kirghiz Tchinghiz Aïtmatov

Le 10 juin 2008

Le grand écrivain kirghiz Tchinghiz Aïtmatov, traduit dans le monde entier, est mort mardi en Allemagne à l’âge de 79 ans. Le candidat au prix Nobel de littérature est né le 12 décembre 1928 à Cheker, dans le nord du Kirghizstan, alors république soviétique.

Le célèbre écrivain kirghiz Tchinghiz Aïtmatov est mort le 10 juin en Allemagne dans sa 80e année. Le président Kourmanbek Bakiev a donné des ordres pour l’organisation des obsèques à Bichkek.

La candidature au prix Nobel de littérature de l’écrivain né le 12 décembre 1928 à Cheker, dans le nord du Kirghizstan, alors république soviétique, avait été présentée cette année.

Il était hospitalisé en Allemagne, à Nuremberg, depuis plusieurs semaines dans un état grave après avoir été victime d’un malaise en Russie alors qu’il suivait le tournage de l’adaptation de son roman « Un jour plus long qu’un siècle ».

Il a succombé aux conséquences d’une forme grave d’inflammation pulmonaire« ont indiqué les médecins allemands. »C’était mon grand ami. C’est triste, très triste« , a déclaré à l’agence Interfax le dernier numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev, réagissant rapidement après l’annonce du décès. »C’était un écrivain du monde russophone et on le connaissait également bien en Europe", a-t-il ajouté.

La carrière littéraire d’Aïtmatov avait été lancée lorsque, après la publication de ses premières nouvelles, il avait été reçu en 1956 au prestigieux Institut de littérature Maxime Gorki à Moscou.

Deux ans plus tard, sa nouvelle, « Djamilia », lui ouvrait déjà les portes de la gloire en URSS, un livre que Louis Aragon avait co-traduit, décrivant l’oeuvre comme « la plus belle histoire d’amour du monde ».

Choyé par le pouvoir soviétique post-stalinien, Aïtmatov écrivait aussi bien en kirghiz qu’en russe.

Auteur d’une quinzaine de romans traduits dans le monde entier - dont « Le Premier maître », « Il fut un blanc navire », « Une journée plus longue qu’un siècle » - il avait commencé à s’intéresser à la politique avec l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev en 1985, soutenant sa « perestroïka » et le vent de réformes qui soufflait alors sur les républiques soviétiques.

Après la chute de l’URSS, il était devenu ambassadeur de Russie à Bruxelles, auprès de l’Union européenne et de l’Otan, avant d’occuper ces mêmes fonctions par intermittence, entre 1993 et mars 2008, pour le Kirghizstan.

Livres de Tchinghiz Aïtmatov, disponibles chez Slavika.com :

© mardi 10 juin 2008, par Adel