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Gumri (Spitak / Arménie) et son histoire

Autrefois cette localité s’appelait Koumairi.
Ce nom vient de celui des Kimers, qui ont envahi les bords occidentaux de la mer Noir. À propos de Koumairi plusieurs articles ont paru sous la plume de Xénophon. Koumairi comme localité existe depuis plus de 2.5 milliers d’années (Histoire de l’Arménie).

La plaine de Chirak est l’une des plus anciennes régions de l’Arménie. Nos aïeux se sont installés sur cette plaine depuis des temps tellement reculés que les anciens Romains et Hellènes mettaient à peine le pied dans l’arène historique. Le plus ancien historien arménien Movsece Kchorenatsi a écrit dans ses souvenirs ’de l’histoire de l’Arménie’ la vraie histoire de la plaine de Chirak. D’après lui le petit-fils D’Aike Nahapète fait déplacer son fils Chara avec sa nombreuse famille dans une riche région matérielle et culturelle, qui se trouvait au pied de la montagne Aragats, et depuis ce jour la région est nommée Chirak.

Pendant les recherches archéologiques, on a découvert plusieurs instruments en fer, des armes, des cruches, des pots, des mausolées. Mais depuis des siècles Koumairi après Gumri, n’a pas un rôle important dans l’histoire de l’Arménie.

La plus importante période du développement de Gumri fut au XIXe siècle, quand pendant la première guerre russo-perse la ville et ses environs font partie de la Russie. À cette époque elle est devenue l’une des plus célèbres villes de la Transcaucasie.

En 1829-30 plusieurs familles de l’Arménie occidentale se sont réfugiées à Gumri, ou elles ont installé leurs habitations permanentes. Et par conséquent la population a augmenté.

En 1837 le tsar de Russie Nicolas Ier arrive à Gumri et renomme la ville Alexandrople en l’honneur de sa femme Alexandria. Mais le peuple l’appelait parfois Alekpol.
Pour l’armée russe la ville est devenue un avant-poste. On y a construit des forteresse et des villages militaires.
Plus tard Alexandrople étant une ville frontière est devenue aussi un centre important de commerce et d’artisanat.

En 1850-1860 on comptait plus de 5 mille artisans. Les artisanats les plus importants étaient la forge, la charpenterie, la maçonnerie. En même temps les habitants de la ville s’occupaient du commerce. Il y avait dans la ville beaucoup de magasins, de grandes et petites boutiques, de marchés.

À la fin du XIXe siècle Alexandrople avait 32 000 habitants. Après Tbilici et Bakou Alexandrople était le troisième centre commercial et culturel de la Transcaucasie. Pendant cette époque il y avait dans la ville dix écoles et plusieurs collèges. Il y avait aussi des écoles particulières. L’enseignement primaire était donné dans les petites écoles, ou la maîtresse enseignait à lire, à écrire et à compter. Les enfants des pauvres allaient dans les écoles de charité qui étaient gratuites. Ceux qui voulaient poursuivre leurs études fréquentaient les collèges.

La ville était riche en constructions architecturales, parmi lesquelles ont été conservées cinq églises, qui sont vraiment des chef-d’oeuvres architecturaux. Par sa beauté il faut distinguer l’église Aménaprkitch construite en 1858-76 équivalente à l’église Katoriké qui se trouve à Ani.
En 1924 après la mort de Lénin Alexandropole a été renommée Léninakan. Pendant les années soviétiques on a construit et on a mis en exploitation des industries telle que la bonneterie, des fabriques textiles et des chaussures, une usine de viande.

La ville était connue par ses écoles et ses chanteurs folkloriques. On a mis en scène pour la première fois l’opéra Anouche à Gumri. Gumri est la ville natale de beaucoup d’hommes de la culture arménienne et de sciences.
Le célèbre mathématicien Anania Chirakatsi, des grands poètes Avétik Issahakian, des grands compositeurs Nikoraioce et Armen Tigranians. La ville était connue par ses chanteurs nationaux. La ville étaient chic par ses larges rues, ses places, ses fontaines et ses monuments qui lui donnaient du charme. Les grandes rues de la ville étaient Chirakatsi, Kalinin, Leningradian, Abovian...

Au milieu de la place de Lénine s’élevait le monument de Lénine, qui faisait le charme de cette place.

Sur la rue de Sayat-Nova il y avait deux monuments, celui de Avetik Issahakian qui se trouve devant le théâtre de A. Mravian et sur la même rue se trouvait la statue de bronze d’Armen Tigranian construite par Iskandarian.

Artiem Danielyan

© mercredi 26 mai 2004, par Adel