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La Route de soie, tronçons centrasiatiques et caucasiens

La route de soie du sud passe par l’Asie centrale : à partir de Kashgar les pistes rejoignaient la Perse ou l’Inde à travers les hautes montagnes de l’Asie centrale (Pamir, Hindu Kush et Karakoram), puis par la Sogdiane (Samarcande, Boukhara, Merv), la Bactriane (Balkh) ou le Cachemire (Srinagar). Ensuite, la Route de la Soie traverse l’Afghanistan, l’Iran, l’Arménie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et la Turquie (par le nord) pour aboutir à Venise.

De tous temps, les hommes se sont déplacés et ont commercé avec leurs voisins. Ainsi à travers les âges, des voies de communication ont sillonné l’immense continent eurasiatique, et peu à peu ces voies se sont réunies formant ce que nous appelons de nos jours les Routes de la Soie. Par ailleurs, des routes maritimes, ou Routes des Epices, se sont développées pour relier l’Orient à l’Occident par la mer. Cependant, ces vastes réseaux ne véhiculaient pas uniquement des marchandises et des denrées précieuses.

La Route de la soie était un réseau de routes commerciales parcourues par des caravanes, entre l’Asie et l’Europe allant de Chang’an (actuelle Xian) en Chine jusqu’à Antioche, en Syrie. Elle doit son nom à la précieuse soie, dont seuls les Chinois connaissaient le secret de fabrication.

L’appellation « Route de la Soie » est relativement récente, car elle remonte au milieu du 19e siècle quand le Baron Ferdinand von Richthofen, un géographe allemand désigna ce réseau de commerce et de communication du « Die Seidenstrasse ».

Il y a 2 000 ans, des commerçants chinois et étrangers commencèrent à transporter des tissus de soie de Chang’an (Xi’an d’aujourd’hui, ancienne capitale de Chine) vers la Perse et Rome, ouvrant ainsi une route entre l’Orient et l’Occident qui pris plus tard le nom de la « Route de la Soie ». Depuis cette époque, les soieries chinoises sont devenues célèbres dans les pays lointains.

La route de soie du sud passe par l’Asie centrale : à partir de Kashgar les pistes rejoignaient la Perse ou l’Inde à travers les hautes montagnes de l’Asie centrale (Pamir, Hindu Kush et Karakoram), puis par la Sogdiane (Samarcande, Boukhara, Merv), la Bactriane (Balkh) ou le Cachemire (Srinagar). Ensuite, la Route de la Soie traverse l’Afghanistan, l’Iran, l’Iraq, la Syrie pour aboutir à la côte orientale de la Mer Méditerranée.

En arrivant à Téhéran, la route se divise en deux : une portion vers l’Arménie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et la Turquie et une autre vers l’Iraq et la Syrie.

Ces deux branches possédaient différentes variantes, mais toutes ces pistes reliaient entre elles des oasis situés au pied des hautes montagnes. À partir de la Méditerranée, les pistes se rejoignaient et mènent à Venise !

Longue de plus de 7 000 km, la Route de la Soie traversait la Chine sur 4 000 km. Du 2e siècle avant notre ère jusqu’à l’ouverture de la Route maritime de la Soie, au 15e siècle, c’était par cette voie que les soieries, ainsi que d’autres inventions chinoises telles que la poudre, le papier et l’imprimerie parvinrent en Europe, tandis qu’en Chine arrivaient les religions du bouddhisme, du nestorianisme, de l’Islam et les cultures et arts de ces derniers ; certains produits spéciaux de l’étranger, comme les raisons, les noix, les grenades, les concombres, le verre et les épices, durent aussi introduits en Chine.

© samedi 4 février 2006, par Adel

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