"La +pré-mise en service+ de la centrale nucléaire de Bouchehr aura lieu mercredi en présence des chefs des organisations de l’énergie atomique d’Iran et de Russie", a dit le porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne Mohsen Delaviz.
Elle se tiendra à l’occasion de la visite à Bouchehr (sud) du chef de l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom), Sergueï Kirienko.
Rosatom a indiqué que M. Kirienko se rendrait en Iran "pour prendre connaissance des travaux à la centrale de Bouchehr". M. Kirienko avait estimé début février que le lancement de Bouchehr devait avoir lieu d’ici à la fin de l’année 2009, sans exclure des "circonstances imprévues" qui pourraient le retarder.
L’achèvement de Bouchehr - un projet que la Russie a repris à l’allemand Siemens en 1994 - a été retardé à de multiples reprises sur fond de tensions autour du programme nucléaire iranien, les Occidentaux craignant qu’il ne dissimule un projet militaire.
Vendredi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Borodavkine, en visite à Téhéran, a affirmé que Moscou tenait "à ce que la centrale soit lancée dans les délais prévus".
La totalité du combustible russe nécessaire au démarrage de la centrale a été livré au début 2008 mais il n’a pas encore été introduit dans le réacteur.
L’Iran a indiqué récemment à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) que cette opération devrait être effectuée au cours du deuxième trimestre 2009.
Moscou a justifié les retards par des causes techniques et des différends financiers. La Russie fait partie des pays exigeant de l’Iran qu’il suspende son programme nucléaire sensible à cause des craintes qu’il puisse être détourné à des fins militaires.