Le Boeing, qui devait relier la capitale kirghize à Téhéran, s’était écrasé peu après son décollage de Bichkek. Il appartenait à la compagnie privée kirghize Itek Air, qui figure sur la liste noire des compagnies aériennes interdites d’exploitation au sein de l’Union européenne. Un porte-parole d’Itek Air avait avancé l’hypothèse d’un attentat, aussitôt rejetée par les autorités kirghizes. Un survivant de l’accident avait évoqué un puissant incendie à bord de l’appareil.
La commission d’enquête est arrivée à cette conclusion après avoir minutieusement examiné les paramètres du vol et décrypté les conversations de l’équipage.
Le gouvernement kirghiz avait annoncé début septembre l’arrestation du commandant de bord, Iouri Gontcharov, soupçonné de "violation des règles de sécurité aérienne".
Il avait été placé en détention provisoire. Parmi les 65 victimes figurent 48 ressortissants étrangers, dont 41 Iraniens.
