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La lutte contre la pauvreté : l’Azerbaïdjan vote ’pour’ !

M. MAKHMUD MAMED-KULIYEV, Ministre adjoint des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, a reconnu que la responsabilité du développement incombait prioritairement aux États, tout en insistant sur la nécessité de rappeler aux pays développés qu’ils devaient respecter leurs engagements financiers.

Session de fond de 2004

18e et 19e séances - matin et après-midi

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL : SESSION DE FOND DE 2004 (EN COURS)

MOBILISATION DES RESSOURCES ET PROMOTION D’UN ENVIRONNEMENT PROPICE À L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ DANS LE CONTEXTE DE L’APPLICATION DU PROGRAMME D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS LES MOINS AVANCÉS POUR LA DÉCENNIE 2001-2010

Déclarations

Introduisant le rapport du Secrétaire général sur la mobilisation des ressources aux fins de la lutte contre la pauvreté (E/2004/54), M. JOSÉ ANTONIO OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a rappelé que les PMA devraient atteindre une croissance annuelle de 7% pour atteindre leurs objectifs de développement. Malheureusement étant donné la tendance qui se dégage, note le rapport, il semble que les PMA n’atteindront pas leurs objectifs visant à réduire de moitié la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté d’ici à 2015. À cet égard, M. Ocampo s’est concentré sur quatre facteurs qui nuisent fortement aux objectifs des PMA : le fort endettement, la volatilité des prix des produits de base, l’insuffisance de l’Aide publique au développement (APD) et la situation particulière des PMA sortant des conflits.

Précisant que 32 des 50 PMA bénéficient de l’Initiative PPTE, il a souligné l’importance de disposer d’instruments adéquats pour faire face au fardeau que représente la dette. Il a souhaité un nouveau cadre pour aider ces pays à mieux faire face à la durabilité de la dette. Il a estimé que l’annulation des dettes bilatérales et multilatérales est la seule solution qui permettra de dégager les ressources pour atteindre les Objectifs de développement du Millénaire (ODM). En ce qui concerne la dépendance des PMA à l’égard des produits de base, il a souligné la nécessité d’aider ces pays à diversifier leur production et leur base d’exportation. Il a également invité à lever les barrières douanières, à la révision des accords internationaux sur les produits de base et surtout, à la mise en place d’un mécanisme financier compensatoire de la volatilité des prix des produits de base dont dépendent tant les PMA.

S’agissant de l’APD, elle est indispensable pour aider les PMA à sortir du piège des faibles revenus, a-t-il dit. L’APD cumulée à l’aide technique est un moyen décisif pour renforcer les capacités. Il est essentiel que les pays donateurs respectent leurs engagements en la matière. Le manque de l’APD continue à favoriser la désagrégation politique et l’instabilité. Notant que 80% des 20 pays les plus pauvres ont connu un conflit au cours de ces 15 dernières années, il a souligné la nécessité d’une stratégie particulière pour ces derniers.

M. MAKHMUD MAMED-KULIYEV, Ministre adjoint des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, a reconnu que la responsabilité du développement incombait prioritairement aux États, tout en insistant sur la nécessité de rappeler aux pays développés qu’ils devaient respecter leurs engagements financiers. Les efforts des PMA pour promouvoir la bonne gouvernance et la transparence et créer un environnement favorable à la croissance économique doivent être appuyés par les pays développés. S’agissant de la préservation des ressources naturelles dont dépendent tant les pays en développement, il a présenté les efforts de son pays pour mieux gérer les revenus de ces ressources et notamment du pétrole. Si les initiatives sont transparentes et si la société peut suivre la distribution des revenus, nous progressons et gagnons en efficacité. L’intervenant a suggéré que les efforts de la communauté internationale se concentrent sur l’intégration des PMA dans l’économie mondiale. Cela passe par l’accroissement des relations commerciales avec les pays en développement et surtout la mise en œuvre de conditions de faveur et la levée des barrières commerciales. À cet égard, il a particulièrement insisté sur les besoins des pays sans littoral en souhaitant que ces derniers puissent adhérer à l’OMC. Il s’est proposé d’accueillir des étudiants des PMA pour leur transmettre l’expérience de l’Azerbaïdjan.

© samedi 10 juillet 2004, par Adel