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Le cuir de karakul

Boukhara

La population actuelle de Boukhara atteint les 240.000 habitants. La majeure partie des entreprises de la ville sont les prolongements des traditionnels métiers de Boukhara.

Ainsi, la filature de la soie, la fabrique qui fait des panneaux décoratifs, des calottes (les tubéteikas), des ceintures brodées d’or, des sacs à main, des vêtements féminins.

La fabrique de coton traite la production des kolkhozes des environs.

Mais l’entreprise la plus importante est la fabrique de pelleteries, la seule en Ouzbékistan qui traite les peaux de karakul.


Le karakul est une race de moutons à poils longs, originaire du village de Karakul. Par extension, karakul désigne également la fourrure de ce mouton. (Le karakul né avant terme fournit le breitschwantz).

L’astrakan est une fourrure bouclée de jeunes agneaux karakul qui transitait à l’origine par la ville d’Astrakhan en Russie.

La fourrure des Karakuls, appelée aussi Broadtail ou Astrakan, se retrouve dans bon nombre de vêtements de luxe en Occident.

L’astrakan correspond à la fourrure d’agneaux abattus très rapidement après leur naissance (generalement 1, 2 ou 4 jours), ou ce qui est encore plus prisé, à la fourrure de foetus dans les derniers jours de leur gestation. Pour ce dernier cas, ces peaux foetales sont « officiellement » annoncées comme provenant d’animaux mort-nés. Les foetus sont extraits du ventre de leur mère et leur fourrure prélevée.

La surface obtenue étant très petite, il faut beaucoup d’animaux pour confectionner chaque vêtement (cela peut atteindre une trentaine d’agneaux pour un manteau). Les manteaux et ensembles fabriqués à partir d’agneaux karakuls se vendent à plus de 25.000,00 U.S. dollars l’unité.[réf. nécessaire] Au total, ce sont 4 à 5 millions d’agneaux qui sont tués chaque année pour réaliser ces produits et répondre à la demande de l’industrie de la mode.

© dimanche 2 janvier 2011, par Elena A.