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Les USA - Turkménistan

Les Occidentaux lorgnent sur les gigantesques réserves de gaz du Turkménistan, la plupart des gazoducs sortant du pays étant aujourd’hui contrôlés par les Russes via le géant gazier Gazprom.

Le Turkménistan compte 2.900 milliards de m3 de gaz naturel et exporte l’essentiel de sa production vers la Russie. Les puissances occidentales et la Chine lorgnent sur ses réserves et souhaiteraient que des gazoducs les approvisionnant directement soient construits.

Le nouveau président turkmène, Gourbangouly Berdymoukhammedov, a promis mercredi dans son discours d’investiture que les contrats de livraisons de gaz existants seraient respectés et que des réformes sociales seraient engagées dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale.

« Dans le domaine du gaz et de l’énergie, les accords signés par Saparmourat Turkmenbachi (Chef de tous les Turkmènes) seront respectés », a déclaré M. Berdymoukhammedov en référence à son prédécesseur, le président à vie Saparmourat Niazov, décédé le 21 décembre 2006.

Le secrétaire d’Etat américain adjoint pour l’Asie centrale, Richard Boucher, a déclaré vattendre des « signes » de changement du nouveau président turkmène, et a suggéré la construction de nouveaux gazoducs dans cette ex-république soviétique.

« Nous aimerions coopérer avec le Turkménistan, nous aimerions contribuer à mettre à profit le potentiel du peuple turkmène », a-t-il dit à la presse après une rencontre avec le nouveau président, Gourbangouly Berdymoukhammedov, et plusieurs hauts représentants du pays dans la capitale turkmène.

« Nous voulons l’aider à bâtir les fondations d’une société moderne, avec de l’éducation, de la technologie et du droit », a relevé M. Boucher.
« Nous attendons aussi un signe. Nous attendons des mesures qui montrent que le nouveau gouvernement a un vrai désir de changement », a-t-il ajouté.

« J’espère que c’est un nouveau départ (dans les relations USA-Turkménistan) mais je ne le saurai pas avant d’avoir vu ce que nous pouvons réellement faire ensemble », a-t-il ajouté, saluant au passage les contacts entre les autorités turkmènes et l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

Certaines mesures peuvent être prises rapidement, comme la liberté de déplacement ou d’accès à l’information de la population, d’autres prendront plus de temps, comme la mise en place d’un système électoral et d’institutions démocratiques stables, a-t-il remarqué.

M. Boucher a également indiqué avoir discuté de la nécessité pour le Turkménistan de multiplier ses débouchés énergétiques afin de s’assurer « un prix juste » pour son gaz, dont il possède de vastes quantités. « Si les débouchés sont multiples, le choix est multiple », a-t-il souligné.

« Si le Turkménistan a de multiples pipelines, ce sera mieux pour l’indépendance de ce pays et la prospérité de la nation », a-t-il souligné.
Les Occidentaux lorgnent sur les gigantesques réserves de gaz du Turkménistan, la plupart des gazoducs sortant du pays étant aujourd’hui contrôlés par les Russes via le géant gazier Gazprom.

© lundi 5 mars 2007, par Adel