Lida Yusupova, reçevra, à Genève, le prix Martin Ennals 2004 des droits de l’Homme Le 7 avril 2004

, par  Asie-centrale.com , popularité : 4%

Lida Yusupova, reçoit, ce 7 avril 2004 à Genève, le prix Martin Ennals 2004 des droits de l’Homme : Le prix Martin Ennals récompense chaque année une personnalité qui a fait preuve d’un courage exemplaire pour la défense des droits de l’Homme et est attribué par un jury composé de membres de dix ONG internationales de défense des droits de l’Homme*. Lida Yusupova est depuis trois ans coordinatrice du bureau de Grozny pour l’organisation de défense des droits humains Mémorial, dont le siège est à Moscou.

Défendre les droits de l’Homme à Grozny...

Une semaine après la visite de Jacques Chirac à Moscou, deux militants tchétchène et russe dénoncent à Paris, la persistance des crimes commis en Tchétchénie, et s’élèvent contre le silence de la communauté internationale

Les organisations :
*Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme *(FIDH)
*Amnesty International
*Medecins du Monde
*CCFD
*Secours Catholique
*FIACAT vous invitent à venir rencontrer Lida Yusupova et Oleg Orlov à l’occasion d’une :

Conférence de presse
Le vendredi 09 avril 2004 à 11h00
Au siège de la FIDH
17, passage de la Main d’Or
75011 Paris

En présence de :

- Lida Yusupova, Coordinatrice Mémorial - Grozny, Prix Martin Ennals des droits de l’Homme 2004

- Oleg Orlov, Directeur du Centre des droits de l’Homme de Mémorial (Moscou)

- Sophie Shihab, Journaliste, spécialiste de la Russie

- Patrick Baudouin, Président d’honneur de la FIDH

- Avec la participation amicale d’Isabelle Autissier, Navigatrice

Contexte : Alors que la Communauté internationale demeure sourde aux appels lancés depuis Grozny ou Moscou par les défenseurs des droits de l’Homme, deux d’entre eux sont aujourd’hui en France, afin d’apporter une voix discordante de celle, notamment, des autorités françaises, qui se bornent à réclamer une issue politique au conflit, sans jamais dénoncer les exactions perpétrées dans la République du Caucase. La population civile en Tchétchénie continue en effet aujourd’hui d’être la principale victime de la guerre, et les crimes commis à son encontre ne cessent d’augmenter, en particulier pour ce qui concerne les enlèvements et les disparitions forcées. Les défenseurs eux-même, à l’image de Lida Yusupova, doivent faire face à des pressions intolérables, mais ils continuent leur combat contre l’arbitraire et la violence, et pour le respect et l’établissement de la vérité.

Lida Yusupova, reçoit, ce 7 avril 2004 à Genève, le prix Martin Ennals 2004 des droits de l’Homme : Le prix Martin Ennals récompense chaque année une personnalité qui a fait preuve d’un courage exemplaire pour la défense des droits de l’Homme et est attribué par un jury composé de membres de dix ONG internationales de défense des droits de l’Homme*. Lida Yusupova est depuis trois ans coordinatrice du bureau de Grozny pour l’organisation de défense des droits humains Mémorial, dont le siège est à Moscou. Mémorial est l’une des rares organisations de défense des droits humains informations cruciales sur les atteintes aux droits humains perpétrées dans cette république de Russie. Lida rassemble les témoignages des victimes qui osent se rendre dans leur bureau de Grozny, elle accompagne également les victimes de l’armée russe et les services de sécurité et fournit une assistance juridique dans la limite du système judiciaire encore en place dans cette partie de la Russie. Le bureau de Grozny fonctionne dans une situation d’isolement quasi total, et a été la cible, l’année dernière, d’une attaque directe de l’armée.

*Le Jury du prix Martin Ennals est composé de : Amnesty International, Défense des enfants International (DEI), le Bureau droits de l’homme de Diaconia en Allemagne, Human Rights Watch, le Système d’information et de documentation sur les droits humains (HURIDOCS), International Alert, la Commission internationale de juristes (CIJ), la Fédération internationale des ligues droits de l’homme (FIDH), le Service international pour les droits de l’homme et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).