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Nuit persane ou une nuit blanche

le samedi 4 octobre

Pour rester dans l’univers magique de l’Orient et à l’occasion de « La nuit blanche », le Forum des images vous propose un rêve éveillé, une nuit envoûtante et féerique, au rythme des musiques persanes et autres contes intemporels.

Par sa personnalité, sa beauté, sa féminité, son talent, sa finesse pour convaincre le roi de renoncer à la tuer au matin, Shéhérazade est devenue un symbole de la femme orientale aux prises avec un univers de tabous, d’interdits, d’intolérance.

Entrée libre dans la limite des places disponibles !

S’il est un des livres les plus célèbres de la littérature arabe, « Les Mille et Une Nuits » est en grande partie issu de l’univers persan. Les noms de Shéhérazade et de Shahriyar, le roi qui la menace de mort, sont issus du persan et l’on y reconnaît le préfixe « Shah », qui signifie roi.
À l’occasion de son programme « Portraits de Téhéran », le Forum des images propose une nuit persane. Comme Shéhérazade suspend par ses contes son destin, nous vivrons donc hors du temps cette nuit du 4 octobre, avec musiciens et conteurs. La nuit commencera à 23h00 avec un concert de l’Ensemble Nour, groupe franco-iranien animé par Christophe Rezaï, qui puise son inspiration dans la musique traditionnelle persane, pour créer un répertoire contemporain. À 1h00 du matin, sera projeté un film inspiré d’un conte des « Mille et Une Nuits », La Nuit du bossu de Farokh Gaffary. Enfin, au cours de la nuit, conteurs et comédiens se relaieront pour lire et dire contes, textes et poèmes de la littérature persane, et aussi des « Mille et Une Nuits ». Chacun pourra, le temps d’une pause, écouter ou simplement lire lui-même, comme il le souhaite, dans sa tête, tout bas à l’oreille d’un ou d’une amie ou tout haut pour qui voudra l’entendre, les textes de la littérature persane que nous mettrons à sa disposition.
En attendant le lever du jour comme l’attendait le roi : dans le désir de la découverte et de la surprise d’autres contes, d’autres images, d’autres musiques… ; dans la crainte que la nuit s’achève.

samedi 4 octobre de 23h00 à 4h00

Concert de l’Ensemble Nour
à 23h00
La musique traditionnelle persane est un répertoire vaste et complexe dont l’inspiration trouve ses sources dans le répertoire folklorique des différentes régions d’Iran. Elle est enseignée et transmise quasiment oralement par des « maîtres » qui détiennent et préservent cette tradition.
De son côté, la musique européenne du XIIe au XVe siècles (plain-chant grégorien, cantigas espagnole...) se situe avant la révolution intellectuelle et conceptuelle qu’a engendré le développement de l’écriture musicale (codification écrite de la musique)... On peut dire qu’elle est encore à cette époque de tradition orale. Son inspiration, qu’elle soit destinée à la musique profane ou religieuse, est aussi d’inspiration folklorique et populaire. De plus, d’un point de vue historique, c’est une époque où voyageurs, commerçants et artistes de l’Est et de l’Ouest, de l’Orient et de l’Occident étaient en étroit contact (introduction du ud et existence de musiciens persans à la cour d’Alfonso el Sabio...).
L’Ensemble Nour cherche à retrouver cette expression commune, ce point commun qui a peut-être existé dans cette période de l’histoire de la musique en se basant sur des sources musicales issues des deux traditions, européenne et persane. Les musiciens chanteurs jouent sur les couleurs et les stylistiques de chaque tradition. Tout ceci s’effectue à travers le filtre de notre temps car ce sont des musiciens du XXIe siècle qui interprètent ces musiques lointaines. La musique de Nour est une refonte de ces traditions tout autant que la création d’un répertoire contemporain.
Christophe Rezaï : ténor, harmonium indien et direction
Mostafa Mahmoudi : chant kurde et persan
Pierre Baranger : ténor
Jean-Noël Cabrol : ténor
Pierre-Yves Binard : baryton
Hamid Khosroshahi : basse
Reza Asgarzadeh : duduk et voix
Ali Boustan : ud et sétâr
Layla Etemadi : kamantché
Ali Rahimi : percussions

La Nuit du Bossu
à 1h00
(Chab’é Ghouzi) de Farokh Gaffary
avec Pari Saberi, Khosro Sahami, Farokh Gaffary
Iran / fiction vostf 1964 noir et blanc 1h40 (35 mm)
Les comédiens d’une troupe de théâtre se réunissent pour dîner. La soirée tourne au cauchemar lorsque l’un d’eux, le Bossu, meurt étouffé après avoir été contraint d’avaler trop de nourriture. Effrayés par son décès, ses amis décident d’abandonner le corps à côté d’un salon de coiffure. Mais lorsque l’employé du salon le découvre, craignant des ennuis avec la police, il décide de s’en débarrasser. Pendant toute la nuit, le cadavre sera transporté, de cour en cour, de terrasse en terrasse…
Inspiré d’un conte des « Mille et Une Nuits », cette comédie noire a été réalisée et interprétée par Farokh Gaffary, créateur de la Cinémathèque iranienne en 1958, et l’un des principaux spécialistes du cinéma iranien.
Sélectionné à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, 1964.

Séance en présence du réalisateur
FORUM DES IMAGES
Porte Saint-Eustache
75001 PARIS

© samedi 4 octobre 2003, par Adel

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