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Spécial élections en Ouzbékistan 2004

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT D’OUZBÉKISTAN

lundi 20 décembre 2004, par Adel

La seizième session du Parlement (Oliy Majlis) de la République d’Ouzbékistan s’est déroulée les 2 et 3 décembre 2004 à Tachkent. Dès le premier jour de la session, le Président de la République Islam KARIMOV a donné une conférence de presse pour les journalistes locaux et étrangers.

Répondant aux questions sur la prochaine élection du parlement, le Président de l’Ouzbékistan a remarqué :

Nous passons à un parlement bicaméral afin que les pouvoirs législatif et exécutif soient dissociés et trouvent un équilibre. La présence de deux chambres augmente l’importance du parlement. Plusieurs responsabilités du Président passeront au Sénat. Les sénateurs nommeront les ambassadeurs, approuveront les candidatures au poste de procureur général ainsi que celle du président du service de la sécurité nationale. La chambre basse approuvera la candidature du Premier ministre proposé par le Président. En janvier 2005 après les élections, les nouveaux députés, dans leur première séance de travail, désigneront le Premier ministre. Un autre changement important fait que chaque membre du Cabinet des Ministres devra rendre compte devant la chambre basse.

Le Président a souligné que le multipartisme est encore mal développé. En Russie, tous les leaders de partis, Yavlinski, Jirinovski et les autres, sont très connus. Nos partis commencent seulement à retrouver leur image. C’est le cas du parti libéral-démocratique d’Ouzbékistan. Ses membres affirment que nous devons garantir les lois acceptées, protéger les entrepreneurs et les hommes d’affaires. Nous ne refusons jamais les conseils amicaux.

À propos des relations avec les pays de l’Asie centrale, Monsieur Islam A. Karimov a remarqué que l’Ouzbékistan est désireux d’augmenter ses relations à haut niveau. Les orientations nécessaires ont été définies ces derniers temps. C’est une grande avancée pour tous les peuples de la région que tous les pays d’Asie centrale aient soutenu l’idée de la création d’un marché commun.

Aujourd’hui, la base juridique de ce marché est en préparation, et comme l’affirmaient nos ancêtres : « On a un marché, un cimetière ». Depuis des millénaires, nous vivons ensemble et jusqu’à la fin nous resterons ensemble.

Récemment, a ajouté le Président, j’ai rencontré le chef d’État du Turkménistan avec lequel j’ai eu des échanges de vue à ce sujet. Vous savez dans quel froid étaient nos relations, mais les rencontres de Boukhara et Tachauz, où s’est déroulée la cérémonie de pose des premiers poteaux frontaliers, les ont beaucoup améliorées.

Récemment à Boukhara, l’Ouzbékistan et le Turkménistan ont signé un Traité d’amitié et de coopération. Ce document prévoit la création à Tachkent, sous l’égide de l’ONU, du centre d’information régional d’Asie Centrale sur la lutte contre la criminalité multinationale et le trafic illégal des drogues et à Achkhabad, le centre régional de diplomatie préventive.

La question sur la formation à Tachkent du Centre d’information régional d’Asie Centrale sur la lutte contre la criminalité multinationale et le trafic illégal des drogues était décidée depuis la visite en Ouzbékistan du secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Annan. La création à Achkhabad du Centre de diplomatie préventive a été acceptée en raison des nouvelles perspectives de coopération entre le Turkménistan et l’Ouzbékistan, qui a soutenu le désir et l’initiative du Turkménistan de créer ce centre.

Le problème de la menace du terrorisme international et de l’extrémisme religieux existe depuis dix ans. L’Ouzbékistan, durant de longues années, est resté seul dans la lutte contre cette menace. Mais aujourd’hui, aucun pays, aucune ville n’est à l’abri des attaques des terroristes internationaux. Cette prise de conscience du danger est intervenue après l’acte de terreur monstrueux commis à New York, à la suite duquel ont péri un grand nombre des gens. Cela a poussé les États-unis et les pays d’Europe à la formation d’une coalition internationale pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme.

En répondant à une question sur le commerce extérieur de l’Ouzbékistan, le Président a dit que le gouvernement visait à l’intégration dans le commerce mondial. Monsieur Islam KARIMOV a souligné : « Nous sommes contre la contrebande et l’économie irrégulière. Notre but est de mettre un frein à la contrebande et de passer à l’économie de marché et à un commerce avec tous les pays du monde ». Cette politique débutée en 2000 et la convertibilité de la devise nationale donnent actuellement une influence positive sur le commerce. La délégation de la Banque Mondiale qui réalisait le contrôle du système financier d’Ouzbékistan il y a peu, a bien noté qu’il n’y avait aucune dissimulation dans la sphère financière de l’Ouzbékistan. D’après la presse économique et les différentes organisations financières, un tel pas amènera l’augmentation des investissements dans l’économie du pays. Cette année, on attend une croissance du PIB de 7,6 % ou plus. Ce paramètre nous montre la vitalité de l’économie de l’Ouzbékistan. Cela est confirmé par plusieurs experts du monde entier. On envisage de faire toutes les opérations monétaires à travers les banques et de mettre des obstacles à toutes celles effectuées hors des banques.

En répondant à une question d’un journaliste, le Président de l’Ouzbékistan a mentionné que l’Accord sur la coopération stratégique signé entre l’Ouzbékistan et la Russie supposait l’élargissement de la coopération bilatérale. Autrefois, l’importance primordiale était donnée aux questions à caractère militaire et politique. En revanche, il y avait beaucoup de problèmes dans le domaine de la coopération économique. La visite récente de dirigeants et d’hommes d’affaires russes et la signature d’un important document a donné le départ à la réalisation d’un grand projet à long terme concernant la production de gaz sur le territoire de l’Ouzbékistan. Il prévoit des investissements russes d’un volume de près d’un milliard de dollars (USD). Des accords similaires sont prévus dans l’industrie mécanique, le traitement de la production agricole et dans les télécommunications.