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Le film kazakh « Kaïrat » au Festival des 3 Continents 2003

25 novembre > 2 décembre 2003

vendredi 7 novembre 2003, par Adel

Un train quitte la gare d’un petit village situé dans la steppe kazakhe. Kaïrat, un garçon d’une vingtaine d’années vient d’y monter. Il part pour Alma-Ata, décidé à continuer ses études à l’université, mais il est renvoyé pour indiscipline lors de l’examen d’entrée. Il reste à Alma-Ata pour suivre une formation de conducteur d’autobus dans la compagnie des transports en commun de la ville. Un jour, parmi les passagers de l’autobus, Kaïrat remarque une jeune fille qui lui plaît...

25 ANS DE GRANDS MOMENTS ET DÉCOUVERTES

En 25 ans, le F3C a programmé environ 1.200 films. Certains de tous jeunes metteurs en scène, d’autres déjà disparus au moment des projections.

Dans ce corpus maintenant considérable, chacun aurait son parcours et ses préférences. Celui-ci, destiné à marquer le quart de siècle du Festival, cherche à concilier équilibre géographique (bien sûr), découvertes du F3C. Il doit également tenir compte, malheureusement, d’une contrainte : l’existence de copies.

KAIRAT - Kazakhstan
Réal. Darejan OMIRBAEV
Kaïrat

Scénario Darejan Omirbaev
Photo Aoubakir Souleiev
Interprètes Kaïrat Makhmedov ; Indira Geksembaeva ; Baljan Bisembékova ; Samat Beysenbin
Production Kazakhfilm Studio

1991 - 35 mm - N&B - 72 mn

Darejan OMIRBAEV - Kazakhstan
1958 - Ville de naissance : Akuo
Pays : Kazakhstan

Après des études de mathématiques, il aborde le cinéma par le biais de la critique cinématographique et de la recherche théorique. En 1982, il tourne son premier court métrage Zizn.

Filmographie :

  • KAIRAT Kaïrat (1991)
  • KARDIOGRAMMA Battements de coeur (1995)
  • KILLER Tueur à gages (1998)
  • JOL La route (2001)

"La mort du cinéma ? De nos jours, presque tout le monde est d’accord sur le fait que le cinéma est en train de mourir. (...) Mais d’un autre côté, Hollywood continue a prospérer, ainsi que l’industrie du cinéma indien (...) Comment parler alors de la mort du cinéma ?

Ici on parle du cinéma comme d’un art et pas comme d’une « industrie » du cinéma. On parle des nouveautés, de nouvelles tendances, des gens qui innovent. C’est le parallèle entre l’art et le spectaculaire, les premiers innovent, et les seconds mettent en pratique ces innovations. Les films qui racontent une histoire intéressante d’une manière intéressante, ont un succès commercial, mais dans le fond, ils sont morts car ils n’ont pas de nouveaux moyens d’expression, c’est-à-dire que le langage cinématographique n’est pas renouvelé. Sans évolution, tout processus s’éteint et meurt. C’est de cela que l’on parle quand on dit que le cinéma est en train de mourir.

Mais d’un autre côté, aujourd’hui, la valeur des images filmées s’accroît de jour en jour au lieu de s’éteindre. Ainsi, selon le théoricien de cinéma Bela Balach « le cinéma est le médicament contre l’abstraction, il doit attirer le public, et non le culpabiliser comme le font les films »théâtraux".

Je crois que dans le futur le cinéma sera proche du bouddhisme zen, le public ira au cinéma pour méditer devant les images et les sons. De nos jours, l’influence des médias sur chacun de nous s’accroît de plus en plus, d’ou l’importance d’une image véridique et sincère qui puisse tenir tête à une telle manipulation médiatique. C’est pour cela que je crois à la disparition de l’art du cinéma, non seulement du côté esthétique, mais aussi d’un point de vue de la sécurité de la société."

Darejan Omirbaev
Octobre 1998