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discours de Monsieur Islam KARIMOV, Président de la République d’Ouzbékistan, au Parlement

Résumé du discours de Monsieur Islam KARIMOV, Président de la République d’Ouzbékistan, au Parlement lors de son intervention auprès des députés du parlement‚ le Président de la république a fait le bilan des réformes politiques, économiques et sociales qui ont été mises en place dans le pays depuis l’indépendance.

En soulignant les résultats positifs atteints grâce à la politique ferme du gouvernement, le chef de l’État a évoqué les lourdes épreuves vécues par l’Ouzbékistan sur la voie de la construction d’une république indépendante :
Événements tragiques qui ont apporté douleurs et souffrances au peuple ouzbek ; plans redoutables et dangereux de ceux qui étaient prêts à déstabiliser la république en profitant de la période difficile de l’éclatement de l’ex-URSS et des premières années de la formation du nouvel Ouzbékistan ; actions terroristes, comme ce fut le cas des explosions de
Tachkent en février 1999, qui ont provoqué la mort et des blessures de plusieurs centaines de nos concitoyens.
Un accent a été mis sur les nouveaux défis et les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la sécurité - le terrorisme international et l’extrémisme, la criminalité organisée, le trafic des drogues, - ainsi que sur les initiatives de
l’Ouzbékistan à l’égard de la stabilisation et du renforcement de la sécurité dans la région. Le Président a souligné que chaque État‚ qui occupe une place digne au sein de la communauté mondiale se doit d’assurer la paix et
la prospérité de son peuple‚ mais également doit avoir un programme d’actions précis et clair répondant pleinement aux exigences et aux défis du monde actuel.
Dans le contexte actuel, le chef de l’État a défini les priorités fondamentales visant à assurer le développement ultérieur de la république et la poursuite des réformes engagées dans les domaines politique, économique et social.
La priorité principale reste celle de l’indépendance. Cela signifie le droit de disposer de notre destin‚ de construire notre futur, de gérer les richesses du pays en prenant en considération avant tout les intérêts du peuple. C’est vivre en s’appuyant sur des valeurs spirituelles et sacrées, ainsi
que sur des traditions qui doivent être soigneusement sauvegardées et transmises aux générations suivantes.
C’est, de plus, le respect absolu de l’exécution des obligations internationales prises, en suivant strictement les résolutions de l’ONU et les normes universelles du droit international. La deuxième priorité concerne la sécurité et la stabilité du pays, et plus particulièrement la garantie de l’intégrité territoriale, de l’inviolabilité
des frontières, de la paix et de tranquillité des citoyens.
C’est également la mobilisation des forces contre toutes les
manifestations de l’extrémisme et du radicalisme, contre le terrorisme international et le trafic des drogues. Les problèmes de sécurité intérieure font également partie de cette priorité avec le refus et l’élimination des
préjugés hérités du passé, la garantie de la lutte contre la corruption contre les manifestations du nationalisme et le sens de clan, tout en développant le renforcement de l’accord interethnique, interconfessionnel et civil dans le pays.
La troisième priorité vise à approfondir les réformes de l’économie de marché avec la création d’une infrastructure de marché puissante et la réalisation des principes de libéralisation de l’économie en tant que condition fondamentale à la mise en place d’une économie équilibrée et stable. On prêtera une attention particulière au renforcement des positions dans le secteur privé, à l’accélération du développement des petites et moyennes entreprises, à la libéralisation ultérieure de l’activité économique
extérieure et du marché des devises.
Le point important dans cette priorité reste les investissements étrangers et en premier lieu les investissements privés. A cet égard, on poursuivra les efforts en faveur de la création du climat nécessaire aux
investissements en développant des garanties pour les investisseurs, condition essentielle pour la modernisation de la production et de la croissance à l’exportation ainsi que de la réussite des transformations structurelles de notre économie.
La quatrième priorité est celle d’un développement futur
harmonieux fondé sur des principes démocratiques assurant les garanties nécessaires de droits et de liberté des citoyens, la libéralisation des médias (la presse, la télévision, la radio) qui doivent être un composant essentiel du processus de formation de la société civile et se transformer en « quatrième pouvoir ».
Le chef de État a souligné quelques points négatifs en ce qui concerne l’état actuel des médias qui, dans certains cas, n’hésitent pas à travailler dans les mêmes conditions de contrôle idéologique et administratif qu’auparavant. Ils sont donc invités à évoquer les problèmes actuels de la vie politique, économique et sociale afin de présenter au jugement de l’opinion publique tout ce qui inquiète les citoyens, et de donner un aperçu critique mais également objectif sur les décisions et les activités des structures du
pouvoir administratif.
Afin d’améliorer la situation actuelle des médias, le chef de l’État souligne la nécessité d’adopter la loi « Sur les bases des relations économiques dans le domaine des médias » qui pourrait assurer, entre autre, la protection efficace des éditions indépendantes de l’influence des fonctionnaires peu consciencieux, des monopoles, des sponsors, des annonceurs etc. Une autre loi « Sur la télé radiodiffusion » pourrait renforcer les bases juridiques de l’activité de médias
La cinquième priorité est une condition principale à la formation d’une société civile. C’est le renforcement du rôle d’institutions non gouvernementales et publiques dans la vie de la société, la diminution progressive du rôle des structures d’État dans le processus de prise des
décisions liées aux questions économiques et sociales et le transfert de ces fonctions aux organisations publiques.
Il serait donc nécessaire de limiter l’intervention de l’État dans le domaine économique et dans les activités des structures économiques, en premier lieu dans le secteur privé.
Le renforcement du rôle de contrôle public sur la réalisation des lois et des normes en vigueur et sur les activités des autorités de l’État, s’étendrait sur les structures de force.
La sixième priorité concerne la réforme du système judiciaire.
L’objectif essentiel est d’assurer réellement l’indépendance et l’efficacité du système judiciaire. Car on peut édicter la loi et assurer sa suprématie à la seule condition de garantir l’indépendance des cours de justice. C’est dans ce sens que l’étude approfondie de l’expérience des pays démocratiquement
développés en matière de rénovation et de libéralisation des normes juridiques, ainsi que le perfectionnement de l’organisation de l’activité de ces mêmes organes reste une nécessité très actuelle. La septième priorité s’appuie sur le facteur humain, fondement principal de la réussite de toutes les réformes en cours. C’est la réalisation réelle d’une politique sociale forte compte tenu des particularités
démographiques et des autres spécificités nationales. A cet égard l’attention de l’État sur le développement de l’infrastructure sociale, l’éducation et le
domaine de la santé publique, le perfectionnement du système de retraite, la protection de la population contre les catastrophes écologiques sera renforcée sans réserve.
L’autre question importante évoquée dans le discours concerne la réforme des Forces armées d’Ouzbékistan. Cette réforme vise à la création de forces armées bien entraînées, moins nombreuses, mobiles, équipées d’armes modernes capables de protéger les frontières, l’intégrité territoriale du pays, la paix et la sécurité de notre peuple. L’objectif principal reste la création, selon l’expérience des pays développés, d’une armée professionnelle contractuelle, la réduction du
service militaire de 18 à 12 mois et la valorisation de ce service.
Dans le cadre de la réalisation de cette réforme, des efforts
considérables ont été faits ces dernières années en matière de modernisation des Forces armées qui comprennent‚ conformément à la doctrine de défense‚ les subdivisions du Ministère de la défense, les troupes de garde-frontières‚
les subdivisions spéciales du Ministère de l’Intérieur et du Service national de Sécurité ainsi que les formations militaires des autres organismes. Les fonctions et les objectifs du Ministère de la défense et celles des
autres structures de force ont été révisées dans le but de réaliser une politique commune d’État en matière de défense et de construction militaire.
On a introduit un système commun principalement nouveau de
gestion des troupes réparties sur le territoire du pays, indépendamment de leur appartenance départementale. L’État-major uni des Forces armées a été créé. C’est un organisme commun de commandement qui s’occupe de l’élaboration et de la réalisation des décisions concernant la protection armée
de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République d’Ouzbékistan. Tout cela donne la possibilité de maintenir le niveau nécessaire de capacité défensive de l’État.

© février 2003

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