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Bichkek
La capitale de la Kirghizie est située dans sa partie septentrionale, non
loin de la frontière avec le Kazakhstan, dans la très belle vallée du Tchou,
à 750-900 m au pied de la chaîne de Kirghizie aux cimes couvertes de neiges
éternelles.
Dès le Moyen Age, la région qui a vu s'élever la ville et qui était
située au carrefour des pistes empruntées par les nomades et des chemins de
transhumance des Kirghizes, était choisie par des populations sédentaires qui
s'y fixaient mais qui, à chaque fois, étaient dispersées par les nomades. Au
milieu du XIXème siècle, lorsque la Kirghizie fut incorporée à la
Russie, une petite localité grandit sur les ruines de la forteresse de Pichpek.
Centre administratif de la vallée du Tchou en 1878, elle acquit le statut de
ville. Après l'instauration du pouvoir soviétique, Pichpek fut rebaptisé en Frounze
en 1926, en l'honneur de Mikhaïl Frounze, chef militaire
révolutionnaire. Elle redevient Bichkek en 1991.
Aujourd'hui Bichkek est une grande ville industrielle dont la population
dépasse les 670.000 habitants. Bichkek est aussi le pôle culturel de la
Kirghizie, avec son Opéra, ses théâtres dramatiques kirghize et russe, son
cirque, sa Philharmonie.
La ville a entièrement été construite au cours des trente dernières
années. On n'y trouve donc pas d'antiquités. Le plan en est simple et
rationnel: rues au tracé rectiligne qui se coupent à angle droit dans les
directions nord-sud et est-ouest, pâtés de maisons aux contours réguliers.
Quand on suit les rues de Bichkek, on croirait se promener dans un immense
jardin. Les rues, places et parcs sont, en effet, plantés de plus de 300
espèces végétales. Une chênaie occupe le cœur même de la ville. Les sapins
du Tian-Chan, d'ormes-lièges et de genévriers sont plantés ici. Dans le nord
de la ville, sur les flancs du mont Karagatch, un parc de 200 ha enserre
un lac artificiel.
Le
feuillage des arbres décoratifs et fruitiers forme au-dessus des trottoirs un
écran de verdure que le soleil le plus brûlant ne parvient pas à percer.
L'eau gazouille dans les canaux qui longent les trottoirs et la brise qui
descend des sommets enneigés de l'Ala-Taou rafraîchit l'air. En hiver,
la ville semble plus spacieuse lorsque les arbres se dépouillent. L'air est pur
et transparent. Il est rare qu'il y ait du vent. Les arbres se couvrent de givre
qui leur fait prendre des contours bizarres. Lorsque le soleil brille dans le
ciel glacé, les lointains montagneux constituent un fond magnifique pour le
panorama urbain.
Ici, comme dans les autres capitales de l'Asie centrale, l'urbanisme a su
tirer parti de l'architecture traditionnelle. On remarquera les ensembles de
bâtiments publics composés par des architectes kirghizes. Mais l'Académie
des Sciences, qui ressemble à un palais d'Orient avec ses encadrements de
fenêtres ajourés, est sans doute le plus remarquable de tous les bâtiments de
la ville. L'Université doit son originalité aux éléments
d'architecture classique qui ont été habilement exploités. Le Théâtre
dramatique russe et le Musée des Beaux-arts sont de conception très
originale. L'Opéra, lui, est entièrement classique. Le tour de ville
peut être complété par la visite d'un ou plusieurs musées. On peut
également visiter la maison-musée de Frounze.
La Tour Bourana fait l'objet d'une
excursion d'une journée, au départ de Bichkek.
Voir également :
TOURISME
ARTS ET TRADITIONS
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